La relève d’entreprise : 5 erreurs à éviter

Cet article a d’abord paru dans le numéro de septembre 2022 du Journal des Parcs industriels de la Corporation des parcs industriels du Québec. 

Après des années de travail acharné, le moment de vous retirer approche. Plusieurs questions complexes vous viennent en tête. Comment transitionner? Comment choisir la bonne personne pour prendre le relais? Qu’adviendra-t-il de votre entreprise?

À l’aube de votre départ, il vous importe évidemment que vos successeurs aient à cœur la pérennité et le succès de l’entreprise que vous avez consacré des années à bâtir. Bien qu’empreint d’optimisme, le processus de relève constitue une opération ardue qui nécessite temps, réflexion et planification.

Voici les cinq erreurs les plus fréquentes commises par les cédants dans le cadre de la planification de leur départ et les moyens de les éviter.

 

1. Lésiner sur la planification

Une planification méticuleuse est la clé d’un transfert d’entreprise réussi. Comme il s’agit d’un long processus pouvant s’étendre sur une période de deux à cinq ans, en moyenne, il n’est jamais trop tôt pour le débuter. Un plan stratégique vous permettra d’augmenter vos chances de succès, de réduire l’incertitude et d’assurer la pérennité de votre entreprise. À cet effet, nos professionnels aguerris sont disponibles pour vous offrir un accompagnement personnalisé, vous informant des diverses options, des mécanismes à prioriser et des impacts fiscaux reliés au processus de relève.

 

2. Ne pas considérer toutes les options de repreneuriat

En général, il existe trois options permettant aux entrepreneurs de quitter leur entreprise. Il est important de toutes les considérer pour assurer une succession en ligne avec les objectifs humains et stratégiques de votre entreprise. Lorsqu’elles sont bien préparées, chacune de ces options permet habituellement une transition fluide et harmonieuse.

a. La relève familiale

Vendre votre entreprise à un membre de votre famille, bien que plus complexe, peut s’avérer une option très avantageuse. Celle-ci est tout indiquée si votre priorité est la continuité des activités de l’entreprise en accord avec les valeurs et la vision que vous avez implantées.

b. La relève par l’équipe de direction ou un employé

Une relève par un membre de l’interne est également une option intéressante puisque celui-ci connaît l’entreprise, sa clientèle et son secteur d’activité. Afin de garantir la pérennité de votre entreprise, il sera nécessaire de repérer les employés à fort potentiel et de les préparer afin qu’ils acquièrent les compétences et, le cas échéant, le financement nécessaire.

c. La relève par un tiers

La relève par un acheteur extérieur est un processus long, car il peut être complexe de trouver un successeur ayant des objectifs et des valeurs semblables aux vôtres. Cette option peut s’avérer intéressante en ce qu’elle permet généralement d’obtenir un prix de vente plus élevé tout en vous offrant davantage de latitude quant au type de transition que vous souhaitez effectuer – soit vous retirer entièrement ou vous retirer graduellement en restant à contrat pendant une période donnée.

Choisir votre successeur est l’une des décisions d’affaires les plus importantes que vous aurez à prendre. Conséquemment, négliger de considérer le spectre complet des options de relève vous empêche de faire un choix éclairé et vous prive de solutions pouvant être davantage adaptées à vos objectifs.

 

3. Négliger de s’entourer d’une équipe d’experts

Le processus de relève d’entreprise est empreint d’enjeux humains, financiers et stratégiques. Il est capital de s’entourer dès le début d’une équipe d’experts compétents et expérimentés en la matière. En ayant recours dès le début à des conseils professionnels, vous réduisez les risques inhérents au processus de succession, accomplissez plus rapidement vos objectifs et offrez à votre relève l’encadrement requis dans le cadre de la transition.

À cet effet, avoir recours minimalement aux services d’avocats et de comptables spécialisés en fusions et acquisitions d’entreprise est primordial.

Bénéficiant d’expérience précieuse en matière d’acquisition d’entreprise, l’avocat représente un atout indispensable au processus d’acquisition. Il possède les connaissances pour rédiger, vulgariser et interpréter l’ensemble des documents, souvent complexes, liés à l’acquisition d’une entreprise.

Un comptable peut aussi vous accompagner dans cette situation en repérant les enjeux financiers particuliers à cette transaction et en préparant un montage financier personnalisé. La pertinence de l’intervention d’un comptable relève notamment de son objectivité lors de l’examen des données du vendeur et de sa capacité à y déceler les irrégularités et autres indices utiles.

 

4. Surévaluer la valeur de l’entreprise ou omettre d’évaluer réalistement la valeur de l’entreprise

Il est ainsi essentiel d’effectuer une évaluation réaliste et objective de l’entreprise qui reflète la valeur réelle de celle-ci, eu égard aux changements dans le marché, la concurrence et l’environnement d’affaires. Le fait de cacher ou de manipuler ces informations cruciales peut faire obstacle, voire anéantir, le projet de transaction et nuit inévitablement à la pérennité de l’entreprise.

 

5. Omettre de préparer « l’après » reprise

Conjointement avec le repreneur, il est essentiel d’établir le type de transition, l’intégration de la nouvelle administration et un modèle opérationnel permettant d’atteindre et/ou de poursuivre les objectifs stratégiques efficacement et rapidement. La communication de cette planification doit être faite promptement et les changements apportés, clairement indiqués. L’incertitude est votre pire ennemi, en ce que cela peut mener au départ d’employés et à la perte de clients, notamment.

Notre équipe de fusions et acquisitions saura vous conseiller dans le cadre de votre processus de relève d’entreprise.

Les auteurs remercient Delphine Grou, étudiante en droit, pour sa collaboration à la rédaction de cet article.

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