Grève des grutiers : le Tribunal administratif du travail ordonne aux grutiers un retour au travail normal dès aujourd’hui

La Commission de la construction du Québec (la « CCQ ») a obtenu jeudi soir, du Tribunal administratif du travail, division des relations du travail, une ordonnance de type injonction imposant la fin des ralentissements et arrêts de travail des grutiers sur plusieurs chantiers de construction au Québec.

Rappelons que les grutiers et leurs syndicats affiliés à la FTQ Construction et au Conseil provincial du Québec des métiers de la construction se sont engagés dans une vague de contestations contre la modification, entrée en vigueur le 14 mai 2018, à la réglementation portant sur la formation professionnelle des grutiers sur les chantiers, qui ne prévoit plus la nécessité de posséder un diplôme d’études professionnelles pour exercer le métier de conducteur de grues.

Il est à noter que suite au dépôt par la CCQ de sa requête au Tribunal, la FTQ Construction émettait un communiqué le jour même, par lequel elle sommait ses membres de retourner au travail :

« […] la direction de la FTQ Construction [rappelle] qu’elle n’[appuie] pas l’usage de moyens de pression qui pourraient constituer des gestes illégaux. […] Sans admission qu’il s’agit d’un moyen de pression concerté, la FTQ Construction demande aux salariés du métier de grutier de fournir leur prestation normale de travail et de se présenter comme prévu à leur lieu de travail. »

Le Tribunal administratif du travail a accueilli la requête de la CCQ, et a ordonné aux grutiers de reprendre immédiatement leur prestation normale et habituelle de travail, autant sur les heures régulières de travail que pendant les heures supplémentaires requises pour mener à terme les chantiers selon les échéanciers convenus.  

Malgré cela, ce matin, les grutiers semblent défier l’ordonnance et s’exposent à des amendes pouvant aller jusqu’à 10 000$, ou 100 000$ pour une personne morale par jour.

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